mardi 18 juillet 2017

Le crépuscule (putride et sépulcral) des morts-vivants

Le 16 juillet dernier, le cinéma de genre - et le cinéma tout court - ont perdu un grand monsieur : George A. Romero est mort.
Est-il encore nécessaire de présenter celui que l'on considère comme le père des films de zombies ? Sans doute le faut-il pour les plus végétariens d'entre vous, cinématographiquement parlant.
Et sans doute cette disparition mérite-t-elle que je sorte de mon trop long silence, et nourrisse d'un peu de chair avariée ce blog lui-même en décomposition.

Avec La Nuit des morts-vivants (Night of the living dead) sorti en 1968, Romero inventait un nouveau genre horrifique : le film de zombie. "Zombie" au sens de mort-vivant, et non de victime d'envoûtement vaudou, faut-il le préciser.
Film culte entre les films cultes, tourné en noir et blanc, LNDMV a traumatisé une génération entière et laissé sa marque indélébile, au même titre que de grands classiques de l'épouvante, comme en leur temps La Maison du Diable, l'Exorciste, Cannibal Holocaust ou encore Le Gendarme et les extra-terrestres.




D'autres films suivirent sur la même thématique, en couleur cette fois, le rouge étant évidemment la teinte dominante : citons l'impressionnant Zombie (Dawn of the dead), que je considère comme le chef-d'oeuvre de Romero ; ou le moins bon (mais non moins sanguinolent) Le Jour des morts-vivants (Day of the dead) concluant un triptyque violent et putride, à nul autre pareil.
Auquel se sont ajoutés plus récemment Land of the Dead, Diary of the Dead et Survival of the Dead que je n'ai pas vus.



Outre les pâtes, les Italiens étaient les maîtres incontestés de l'horreur durant les 70's et les 80's.
Avec son compatriote Lucio Fulci (Frayeurs, L'Au-delà, La Maison près du cimetière), grand spécialiste lui aussi du cinéma macabre et de la putréfaction sur grand écran, George A. Romero a donné ses lettres de noblesse à un genre qui fait encore référence aujourd'hui ; le succès de la série Walking dead en atteste, tout comme l'omniprésence du zombie au cinéma et en littérature fantastique (World War Z, Shaun of the dead, Welcome to Zombieland), sans oublier l'industrie vidéo-ludique qui affectionne particulièrement les dévoreurs de cervelles et réussit même à les rendre mignons (Plants vs Zombies).

Le mort-vivant est devenu une des grandes figures du panthéon horrifique, aux côtés du vampire, du loup-garou ou de la momie vengeresse. George A. Romero y est pour beaucoup.

Il avait encore beaucoup à dire sur le sujet. Et puis il restait beaucoup de "créneaux horaires of the dead" disponibles.
Sa mort nous prive d'autant de réjouissants projets potentiels comme Morning of the dead, La Pause-déjeuner of the dead, Sieste of the dead, Vêpres of the dead, Week-end of the dead, Entre chien et loup of the dead, Je dois aller au petit coin of the dead, Mardi j'ai yoga of the dead...

Les zombies du monde entier sont en deuil (ainsi que les amateurs de films de genre). Et quoi de plus triste qu'un zombie en deuil, je vous le demande ?
Romero va nous manquer.
A moins bien sûr qu'il ne revienne lui-même d'entre les morts (Rappel of the dead) pour continuer ses exactions cinématographiques...

Allez, R.I.P. (rest in putrefaction) monsieur Romero, et merci.

Putridement,

Sergio Agglo

Je vous renvoie à cet article de l'Express qui donne quelques éléments intéressants et évoque mieux que je ne le ferais la dimension politique quelque peu subversive des films de Romero.

mercredi 31 mai 2017

Death Panda

Un petit jeu trouvé sur Ufunk :
JEU n°1 :
Retrouvez le panda caché parmi ces chanteurs de black metal.

Je propose un second défi aux plus motivés d'entre vous :
JEU n°2 :
Identifiez à quel groupe appartient chaque musicien (hormis le panda).
Indice : Abbath, le chanteur du groupe Immortal, se trouve dans la 1ère rangée (en partant du haut), en 2ème position depuis la droite. A moins que ce ne soit au milieu de la 2ème rangée ? Encore que ce pourrait être dans l'avant-dernière rangée, ou bien à gauche de la dernière...
JEU n°3 :
Dénombrez combien d'Abbath d'Immortal apparaissent dans l'image.
Le gagnant de ce concours remporte la discographie intégrale de tous les groupes concernés, dans un luxueux coffret édition limitée recouvert de peau de chrétien.

*

Et quand même, je ne peux pas citer Immortal sans vous en coller un peu...
D'abord leurs tronches en live :




Ensuite, ce morceau bien furieux, avec des images du jeu Diablo II en guise de clip vidéo :


Enfin, cette... oeuvre de jeunesse. La qualité de la vidéo est exécrable (qui a dit "la musique aussi" ?) ; malgré tout ça vaut le coup d'oeil et je vous met au défi de ne pas rire !

samedi 29 avril 2017

Ni !

Après m'être brillamment essayé à la poésie paranormale (cf post précédent), une fois encore je prends la cyberplume pour revenir à la res politica. Pourtant, la politique m'a toujours emmerdé et je n'avais à la base aucune intention d'y consacrer ne serait-ce qu'un billet, sur ce blog dédié à la légèreté et au bon goût.
Mais la situation fait que.

lundi 10 avril 2017

Big fours - LCD a 4 ans !

Avec l'intensification de mon activité, voilà 2 mois que je n'ai rien publié ici, laissant mars vierge de toute déchargerie.
Et pourtant, 2 événements d'ampleur mondiale se sont déroulés au mois de mars, placés sous le signe du chiffre 4, qui eurent mérité que je m'y attarde : la sortie du 4ème album de Stupeflip, et le 4ème anniversaire de ce blog (le 19 mars).

dimanche 5 février 2017

Du progrès en 10 gressions - final

Cinquième et dernière partie de cette série de posts démarrée il y a presque 2 mois. 
Mon sujet s'épuise quelque peu. J'aurai parlé pêle-mêle de progrès, de science, de politique, d'humanité ou encore d'art dans un fatras informe, sans propos réellement construit, m'essayant à des associations sans doute hasardeuses. 
Mais cette bouillie d'idées nappée d'un coulis de fiel correspond bien au final à ce que j'ai surnommé des "gressions" : digressions agressives / progressions régressives. 
Le genre d'exercice free-style qui remplit le cahier des charges des Cahiers-Décharge.