lundi 21 novembre 2016

Courage, Fillon !

Malgré le peu de temps que je trouve désormais à consacrer à ce blog (hélas), la brûlante actualité politique m'incite à reprendre la plume. Et vous le savez, la politique c'est ma spécialité, un peu comme les gosses ;)

Au lendemain de l'élection de Trump, j'ai hésité à y aller de mon commentaire, mais je crois que j'étais trop désabusé pour le faire.
Et puis, que rajouter à tout ce qui a déjà été dit ou écrit ici et là ? Que notre monde va mal ? Tellement évident.

Peu au fait de la chose politique, j'ai pourtant passé la nuit blanche à suivre les élections américaines. Non pas que je me sente particulièrement concerné, mais tout de même mû par une certaine curiosité ; et puis faut bien que j'occupe mes insomnies.

A un moment j'ai eu comme une illumination.
J'ai réalisé qu'un personnage de la saga Retour vers le Futur (que j'ai revue avec sympathie) était directement inspiré par Donald Trump : Biff Tannen, l'ennemi héréditaire du héros. Plus exactement, le Biff qui a fait fortune dans une ligne temporelle alternative, et règne sur un empire violent et corrompu, en despote aussi vulgaire que bling-bling.
De nombreux internautes n'ont pas manqué de faire le rapprochement, eux aussi.



Quelle nuit quand même que cette élection américaine !
Entre 2 pouffements devant les conneries diffusées par Yann Barthès et son équipe du magazine Quotidien, j'étais assez médusé. Comme sans doute le reste du monde, j'ai senti la stupéfaction puis l'effroi m'envahir à mesure que les chiffres tombaient, état après état.
Putain, c'est pas vrai, "ils" l'ont fait !

L'impensable est donc devenu réalité : au lieu du moindre mal que constituait Hillary, les américains ont élu au poste suprême un guignol moumouté à moitié dément.
Ca pique d'autant plus après huit ans d'Obama. La transition est un tantinet brutale quand même, c'est un peu comme passer directement de Gandhi à Hitler...
Certes, voilà une comparaison douteuse et un brin exagérée ; Obama n'est pas Gandhi, et il a pu décevoir quelques-uns des immenses espoirs qui reposaient sur lui. Mais c'était un symbole, et puis il avait la classe.
Que ce soit en matière de symbole ou de classe, on repassera pour son successeur ! A côté de Trump, même Sarkozy fait figure de bonhomme poli et mesuré, et son célèbre "casse toi pov' con" prendrait presque des allures littéraires.

Comme un écho à cette triste élection, on voit ici et là poindre des actes odieux, des propos ignobles. La parole raciste retrouve de la vigueur, et la nature abjecte d'un certain nombre de gens se révèle. Récemment, une élue dérapait et traitait Michelle Obama de "singe à talons", ce qui n'est pas sans rappeler ce que "tata" Taubira a subi, chez nous.
Sommes-nous bien, vraiment, au XXIe siècle ?

Ces élections prouvent bien une chose qu'on ne peut plus ignorer : le danger est réel, l'impensable (et l'innommable) peut facilement se produire. J'espère que les électeurs français - du moins les récupérables, ceux qui n'ont pas définitivement sombré dans les conneries nationalistes - en prendront conscience et feront le nécessaire pour que pareille aberration ne se produise pas chez nous.
Tous se souviennent du traumatisme de 2002, alors ne faisons pas pire en 2017. La posture sceptique consistant à sous-estimer le danger est à présent impardonnable.
Une femme présidente, oui, oui à 200% même ; mais de grâce, pas celle-ci !





***

Alors bon, les yankees ont leur nouveau clown, et nous en France on a eu les primaires de la droite, mmmhhh.
Comme ce fut rafraichissant !
Retrouver toutes ces tronches de cake en lice pour le pouvoir, sagement plantés devant leurs pupitres, dégoulinants d'ambition et de promesses électorales.

Le nabominable Sarko qu'on s'est déjà suffisamment supporté par le passé ; Juppé, candidat très "4ème République", qui s'efforce de plus en plus à parler comme Chirac, aussi légitime pour incarner le renouveau politique que Tino Rossi le rap ; la NKM, super nanny de la bande, plutôt flippante ; Fillon et sa tronche de coiffeur, aussi engageant qu'une veillée funèbre ; Lemaire, juste délicieux ; et Poisson que personne ne connaissait, mais franchement quel dommage !
Et enfin mon chouchou : Chocopé, chantre de la viennoiserie et du larmoiement cathodique, et preuve vivante que le ridicule ne tue pas.

Pauvre Chocopé quand même, cette taule qu'il a pris ! C'est vrai qu'on le prendrait presque en pitié, si l'envie de rire un peu cruellement n'était la plus forte. Ce dont bien sûr je ne me priverai pas, et ne suis pas seul à faire, suivez mon regard et ce lien par exemple (j'adore le graphique).



Un autre qui a (presque réussi) à faire pleurer dans les chômières, c'est Sarkozy, avec son discours en forme d'adieu, aux accords vibrants de sincérité et d'émotion contenue. Quel acteur quand même. J'ai moi-même failli me laisser prendre et commencer à le trouver sympathique au fond, avant de me rappeler que le mec était sans doute entouré d'excellents conseillers en communication. Quitte à se ramasser, autant partir en beauté et gagner auprès de la populace un capital sympathie nouveau, tel Chirac qui serait devenu - nous dit-on - le chouchou des français depuis qu'il a quitté la vie politique. Quelle blague quand même.

Enfin, exit Sarko, donc. Toujours ça de pris, une petite consolation.

J'ai quand même regretté qu'il n'y ait pas quelques autres candidats, je pense par exemple aux délicieux Guéant, Hortefeux, Morano, Dati... j'aurais aimé les voir s'écharper comme des gladiateurs dans l'arène, et leurs candidatures sanctionnées par des scores chocopéïens.
Enfin je suis content de ne pas les avoir vus tout de même. L'horreur a ses limites.

Bref, la gauche est dans les choux et la droite - celle des vraies valeurs - a le vent en poupe. Elle se gargarise de son nouveau messie - le boute-en-train de la Sarthe ; les militants aux yeux brillants d'espoir scandent le nom de leur nouveau champion  et font la fête toute la nuit en bouffant des rillettes du Mans.
C'est bien, cet enthousiasme, cet espoir.
Les gens semblent persuadés que ça va aller mieux, une fois l'infâme Hollande détrôné.

Les paroles de Sarkozy prennent une sinistre résonance à l'aune de ces événements. "Bon courage, la France", qu'il a dit le monsieur, la voix vibrante de sincérité.

Oui, bon courage.
Courage, Fillon !

lundi 17 octobre 2016

Le larcin

Ah mes chers visiteurs de la Décharge, quelle joie de vous retrouver après cette trop longue absence ! De vous retrouver disais-je... euh... y a quelqu'un ?
Un mois 1/2 sans rien publier, c'est probablement mon record depuis que ce blog est blog. Un triste record en vérité, et croyez bien que ma Décharge et vous-même me manquez, mais voyez-vous, je suis si fortement occupé (à des trucs sérieux en plus) que je ne trouve plus guère le temps d'y déverser mes ordures mentales.
Ceci ajouté au fait que je n'ai toujours pas payé le renouvellement du point COM, je n'ose imaginer la désertification de ce blog !

Alors quand même, je suspends mes activités le temps d'un petit récit, ou plus exactement d'une confession...

Car j'ai à vous confesser un crime. Un crime odieux.

samedi 3 septembre 2016

Musique du futur/Le futur de la musique (une petite apologie du mal fait)

Oubliez tout !
Tout ce que vous connaissez en matière de musique et d'art, tout ce que vous aimez, ainsi que tout ce dont je vous ai parlé dans ce blog.
Le futur de la musique est résolument bounoume ! Et c'est d'Allemagne que provient la musique du futur.

samedi 13 août 2016

Les Fables de la Femme Fontaine - 1 - Le Corniaud et le Crevard

Maître Corniaud, contre un arbre penché,
Pissait une semaine de breuvages.
Maître Crevard, par l’odeur éméché,
Lui tint à peu près ce langage :
« Et bon jour, Monsieur du Corniaud.
Que vous êtes empli ! que vous me semblez Kro !
Sans mentir, si votre "boner"
Se rapporte à cette sale odeur,
Vous êtes la Maison Phénix de tout le lotissement. »
À ces mots le Corniaud est tout grave content ;
Et pour montrer son urinier,
Ouvre grande braguette, se conpissant les pieds.
Le Crevard s’en esclaffe, et dit : « Mon bon Monsieur,
Apprenez que tout flatteur
Rit aux dépens de celui qui s’égoutte.
Cette leçon vaut bien du cirage, sans doute. »
Le Corniaud, les chausses à moitié fondues,
Rangea son braquemart et se gratta le cul.


*

La semaine prochaine : Steven Seagall et la Fourmi

dimanche 24 juillet 2016

Pierre Tipiak

Voici un court passage - méconnu, mais non moins édifiant - de l'Evangile de la Tourette.

*

Tandis qu'il venait d'ordonner l'exécution de Jésus, Ponce Pilate se pencha sur le lavabo et il dit :



Et tous l'acclamèrent :




lundi 18 juillet 2016

Distique

Il m'est venu en songe - presque en songe, dans ces premiers instants du réveil où l'on retrouve le contrôle de l'esprit - ces drôles de vers, dont la totale absence de sens le dispute à la musicalité.
Ils tournent en boucle dans mon esprit ce matin comme un disque rayé.

Les revers de fortune du Sergent Halogène
De Nevers à Béthune sont agent pathogène.

jeudi 7 juillet 2016

La sauge d'une nuit d'été

Me revoici pour une brève apparition après une nouvelle longue absence. Un planning inhabituellement chargé m'a tenu éloigné de mes chers Cahiers, ce que je regrette. C'est une période de mouvement, faite de nombreux projets, de visites, de nouveautés. Chaque journée à elle seule contient son pesant de petits (ou grands) événements, d'anecdotes, de réflexions, dont chacun pourrait inspirer l'un de ces interminables posts qui sont ma marque de fabrique ; mais je n'en ai tout simplement pas le temps.
Que l'on se rassure quand je parle de projets ou de grands événements, je ne suis pas en train de faire un gosse, ça non ! Mais je fais des trucs, ça oui, m'étant entre autres choses laissé happer par la dynamique de ma chère compagne, comme une feuille morte emportée par un courant d'air.